Dans le cadre de l’enseignement de spécialité arts plastiques, deux élèves de terminale, Mélinda Demarle et Chanelle Gaillard ont reproduit sur l’ancienne cabine téléphonique du hall des tables, une oeuvre street art réalisée par l’artiste canadien iHeart, et faussement attribuée à Banksy.

No talk no love nobody dénonce notre addiction aux réseaux sociaux et de façon paradoxale, la dépendance des oeuvres street art aux réseaux, gages d’une diffusion gratuite, d’anonymat et de facilité de partage.
Par le biais de ce projet, les élèves souhaitent sensibiliser leurs camarades sur l’emprise des réseaux sociaux sur nos vies. On observe au-dessus de la tête du jeune garçon une bulle de conversation contenant le logo des messages, celui des likes ainsi que celui des contacts. Et on remarque qu’il n’a ni conversation, ni like et aucun contact, ce qui le rend malheureux.

Le choix de la cabine téléphonique comme support est un clin d’œil à une époque pas si lointaine où les réseaux sociaux n’étaient pas virtuels et où le téléphone ne servait qu’à téléphoner.

« Je vois les gens marcher dans les rues levant à peine les yeux de leurs appareils (…) nous sommes hyper-connectés et pourtant tellement déconnectés les uns des autres. » IHeart

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